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 Julien Gracq

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pmh
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MessageSujet: Les eaux étroites   Dim 14 Avr 2013, 06:35

Ecrit en 1976, Les eaux étroites est le récit d'un voyage-méditation au fil de l'Erdre, "petit affluent inconnu de la Loire" comme le précise Gracq. La faune et la flore sont évoquées et célébrées. L'univers décrit fait penser au marais poitevin : eaux dormantes, bruits assourdis, lentilles d'eau, racines d'arbres qui émergent, brume montante, barques abandonnées, lignes de pêche, etc. Comme souvent chez Gracq, le rythme est à la fois lent et sensuel. L'ensemble est bien sûr très poétique. C'est une belle balade à laquelle le lecteur est convié. Smile

Extrait : On s'embarquait -on s'embarque, je pense, toujours- au bas d'un escalier de planches qui dégringolait la haute berge glaiseuse ; les branches se croisaient au-dessus de l'étroit chenal d'eau noire ; on entrait de plain-pied dans une zone de silence plus subtil et comme alerté, ami de l'eau comme l'est la brume, et que rompait seulement l'égouttement plat et liquide des pales des avirons relevés.[img][/img]

Julien Gracq, Les eaux étroites, éd. José Corti, 1976, 75 p.

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nicyrle
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MessageSujet: Re: Julien Gracq   Ven 29 Nov 2013, 23:28

Il avait été question du Balcon en forêt comme lecture accompagnée, me semble-t-il. Est-ce ici qu'il convient d'en reparler ? Si je ne suis pas où il faut, je compte sur Nestor pour me déplacer !

Un balcon en forêt - 1
Ce livre publié en 1958 est présenté comme un « récit ». Il commence à la fin de l’été 1939, au moment où l’aspirant Grange est envoyé à « la maison forte » des Hautes Falizes dans la forêt ardennaise et il s’achève en mai 1940 dans une maison du hameau des Falizes, celle de l’héroïne féminine Mona, maison vide désormais où Grange, blessé, s’est réfugié pour y dormir ou y mourir ; il faudra revenir sur le sens de cette fin.

C’est donc la période d’attente de cette « drôle de guerre » qui constitue l’essentiel de ce livre de 253 pages. Il comprend deux parties sensiblement égales.
La première partie donne l’impression d’un immobilisme insolite dû à l’attente. Il est dit quelque part que « le temps faisait halte ». Et en effet, c’est un peu comme si le temps n’existait plus, surtout durant la nuit qui a quelque chose de magique, à l’intérieur du blockhaus où vivent les quatre hommes de la petite garnison comme au dehors « dans ce désert d’arbres haut juché au-dessus de la Meuse comme sur un toit dont on eût retiré l’échelle. » « Le Toit », c’est ainsi que Grange désigne le haut plateau suspendu au-dessus de la vallée.

Au cours de la seconde partie qui commence fin décembre, le départ des femmes et l’arrivée des chars allemands marquent un changement de rythme avec d’abord pour le lecteur une sensation d’accélération suivie d’un ralentissement puisque la fin de la narration s’attarde sur le déroulement des quatre derniers jours.

Tout est vu et ressenti par l’intermédiaire de Grange ; à chaque fois, qu’il s’agisse de décrire un paysage, de faire le portrait d’un personnage ou d’exprimer un ressenti, c’est toujours le point de vue de Grange qui est privilégié par l’auteur, au point par exemple que nous regardons à l’extérieur du blockaus par une ouverture à laquelle s’est posté Grange ou le jeu de lumière dans la forêt tel que le voit Grange qui avance au milieu des arbres.

Ce livre est surtout le récit initiatique d'un jeune homme qui se libère en découvrant le monde de la forêt, celui des sens associé à la fois à la nature et à la femme symbolisée par Mona « herbe du repos », enfant-fée, incarnation de la nature végétale et minérale.
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ode
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MessageSujet: Re: Julien Gracq   Sam 30 Nov 2013, 12:15

cheers cheers pour ton résumé.
Je suis incapable d'en faire au tant..
je dirai juste que ces 4 soldats vivant dans al fêter, oubliaient que c'était la guerre et lorsqu'elle survient, ils sont pris au dépourvu
Beaucoup de description de paysages , de la forêt qui s’éveille, se couche etc.
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pmh
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MessageSujet: Re: Julien Gracq   Dim 01 Déc 2013, 10:28

Merci nicyrle, quel superbe résumé!
Oui, il s'agit bien à mon sens d'une oeuvre initiatique, éminemment poétique. Il me semble que la nature et la femme évoquée renvoient à la Genèse, au temps d'un paradis perdu ...et gâché par la folie meurtrière des hommes Sad
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nicyrle
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MessageSujet: Re: Julien Gracq   Dim 01 Déc 2013, 23:29

Merci Ode merci et pmh merci

Un balcon en forêt 2
Je voudrais revenir sur le personnage de Mona que j'aime énormément.
Sa première apparition est riche de sens. La nuit approche, Grange, en « voyage à travers la forêt », est surpris par une averse qui le rend « dispos et allègre », il glisse « sur la pente de sa rêverie préférée, il y [voit] l’image de sa vie ». C’est alors qu’il aperçoit une silhouette. Grange la prend d’abord pour une petite fille ; elle est vêtue d’une pèlerine à capuchon et chaussée de bottes, elle saute à cloche-pied, elle semble sortie d’un conte, d’emblée elle est changeante, « c’est une fille de la pluie, […] une fadette, une petite sorcière de la forêt ». Quand il se rapproche d’elle, il voit que ses hanches, ses mouvements du cou et de la tête sont ceux d’une femme. Image de légende, elle a les yeux « d’un bleu cru » et « une paille douce de cheveux blonds. »
Dans tout le roman ensuite, elle est constamment assimilée à la nature ; dans sa féminité sensuelle, elle incarne la forêt mythique, elle apprend l’amour à Grange. Une comparaison poétique la définit pleinement : « nette et claire comme un galet d’où se retire le torrent », elle est si lisse que rien ne peut l’emporter ni la détruire, elle est hors du temps ; avec elle et grâce à elle, Grange échappe provisoirement à l’Histoire en marche, à la guerre, il savoure un présent magique.
Pourtant, elle a parfois quelque chose d’inquiétant, voire de maléfique : « il la regardait […] avec une ombre de malaise ; il pensait à ces guêpes qui savent d’instinct la piqûre qui peut paralyser. », et plus loin « il n’aimait pas les mots qui montaient à cette bouche de sibylle enfant, soudain pleine de nuit ».

D’ailleurs, rien de définitif ne saurait s’instaurer entre Grange et Mona. C’est lui qui lui demande de partir, et pas seulement parce que le danger se précise et qu’il faut donc qu’elle s’éloigne comme les autres femmes. Il y a aussi ce qu’il n’ose lui dire : « que, si légère, elle encombrait encore sa vie, et qu’il avait faim maintenant d’être seul. » Il n’en reste pas moins que « toute une saison […] il n’y avait eu de place que pour elle. »

Faut-il comprendre qu’avec l’imminence de la guerre, Grange doit se retrouver seul avec lui-même et poursuivre en solitaire son chemin, inscrit à nouveau dans le temps historique ? C’est ainsi, en tout cas, que je comprends le rôle tenu par Mona dans la quête initiatique de Grange.
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pmh
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MessageSujet: Re: Julien Gracq   Lun 02 Déc 2013, 06:43

nicyrle a écrit:
Faut-il comprendre qu’avec l’imminence de la guerre, Grange doit se retrouver seul avec lui-même et poursuivre en solitaire son chemin, inscrit à nouveau dans le temps historique ? C’est ainsi, en tout cas, que je comprends le rôle tenu par Mona dans la quête initiatique de Grange.
Nicyrle, je partage ta (brillante, une fois encore!) analyse. Mona a représenté une étape -heureuse et sensuelle- sur le chemin de vie de Grange ; la guerre approchant, il fait un choix, celui de rester en forêt, dans le fort, et d'affronter seul son destin d'homme.
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rotko
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MessageSujet: Re: Julien Gracq   Mer 04 Déc 2013, 09:13



Un balcon en forêt

1/

impressions de relecture.

Je l’ai déjà chroniqué,(cf. + haut) mais je reviens avec plaisir au balcon en forêt. La beauté des évocations du paysage tient à la lecture d’un Gracq, géographe de formation, qui discerne les lignes et la genèse. Quelle précision pour un sous-bois ou les détours d’une laie, le parcours de la Meuse, les ondulations d‘une vallée…

C’est vrai qu’on ne s’attend pas à un recueillement, voire à un bonheur pendant la guerre, dans un fort, mais le vécu l’emporte sur les conventions ; on pense à Stendhal éprouvant les mêmes sentiments et sensations dans des lieux inattendus. C’est un lieu hors du temps, impression qui ressort parfois d’un vocabulaire ancien.

Même si le début souligne la misère, chacun découvre un havre à sa mesure, y compris les cueilleurs de champignons ou braconniers que sont devenus les deux soldats du fortin.

Ces évocations de la forêt nourrissent la rêverie, en font un refuge contre la vulgarité soldatesque ou les principes stratégiques, au point que le moindre passant - surtout militaire, dénonçant l’illusion de paix serait très mal vu.

Avec Grange on sent la densité de l’instant, sorte d’automne indien , que n’entame pas la sourde mélodie - pourtant perceptible en arrière-plan, d’une menace, d’un assaut probable à plus ou moins long terme.

Un balcon en forêt m’apparaît donc comme une œuvre poétique où s’exprime un chant intérieur, où la forêt crée des personnages à sa ressemblance, telle cette Mina enfant-femme au charme ambigu, et qui en joue avec une spontanéité madrée.
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Ysandre
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MessageSujet: Re: Julien Gracq   Mer 04 Déc 2013, 09:19

Belle envolée poétique, ton Excellence !respect 
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pmh
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MessageSujet: Re: Julien Gracq   Mer 04 Déc 2013, 11:07

rotko a écrit:

Un balcon en forêt m’apparaît donc comme une œuvre poétique où s’exprime un chant intérieur, où la forêt crée des personnages à sa ressemblance
Merci pour cette superbe analyse Smile 
Il y a bien un véritable chant intérieur, en effet.
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nicyrle
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MessageSujet: Re: Julien Gracq   Mer 04 Déc 2013, 19:05

Rotko, respect 
Tes impressions rejoignent les miennes et je dois dire que j'ai été sous le charme des pages de ce Balcon en forêt.
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rotko
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MessageSujet: Re: Julien Gracq   Lun 09 Déc 2013, 08:38

Nicyrle a fait une jolie chronique du balcon en forêt, je vais noter seulement quelques sensations sonores :

Grange aimait cette gelée qui raffermissait les routes, et portait parfois jusqu’à la maison forte le grincement de la petite scierie des Falizes et le craquement étouffé des arbres qui s’abattaient sous la hache : sur le chemin, où les brodequins cloutés arrachaient à la pierraille des étincelles, la matinée sentait le bois frais t la pierre à fusil…

A d ’autres moments, ce sont les jeux de lumière qui donnent de la présence à l’instant, moment de sursis fragile en temps de guerre et de destruction programmée.

« En dirigeant la torche à gauche vers la profondeur du sous-bois, on apercevait au ras du sol les fils luisants tout perlés de gouttes et les piquets du réseau bas qui courait le long dela frontière -quelques paires d’yeux étincelaient une seconde englués dans le faisceau de lumière et on entendait crouler à travers ls feuilles la petite foudre lourde des lapins. »

Purs moments de poésie qui suscitent les rêves et évoquent dans ce paysage sylvestre des images maritimes,

Minuit avait sonné aux églises de la terre, sur cette gâtine sans lieu épaissement saucée de flaques de brume et toute mouillée de la sueur confuse des rêves, à l’heure où les vapeurs sortaient du bois comme des esprits [..] le grand large des bois qui les cernait arrivait jusqu’à leur oreille porté sur une espèce de musique basse et remuée, un long froissement grave de ressac qui venait des peuplements de sapins du côté des Fraitures, et sur les craquements de branches…
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MessageSujet: Re: Julien Gracq   Lun 09 Déc 2013, 08:45

C'est très beau ! très imagé et sonorisé.
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MessageSujet: Re: Julien Gracq   Lun 09 Déc 2013, 09:51

Ysandre a écrit:
C'est très beau ! très imagé et sonorisé.
A lire à l'occasion, Ysandre... tu devrais aimer I love you
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MessageSujet: Re: Julien Gracq   Lun 09 Déc 2013, 14:31

oui, je sais Manic, j'y ai bien pensé, mais les titres à lire que j'ai noté s'accumulent, quand je ne suis pas dans ma retraite landaise, je lis moins, toi, Rotko et les Grains me tentez en me parlant de vos lectures et..... bah, je ne peux pas tout lire  !
j'arrive à peu près à suivre les lectures communes, c'est déjà ça. Fut un temps ou j'avais un mois de retard ou pire ! :fleur:
ps.- et je ne compte pas les bouquins que je prends en plus, genre ... tiens ! je prendrais bien celui-là aussi !
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MessageSujet: Re: Julien Gracq   Lun 09 Déc 2013, 15:10

la forêt landaise doit avoir des points communs avec la forêt ardennaise, l'océan est dans la tête, et le merveilleux ( Mina est une fée), chacun le trouve à sa portée.
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Ysandre
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MessageSujet: Re: Julien Gracq   Lun 09 Déc 2013, 15:16

n'essaie pas de m'appâter (d'lapin ), vil Coyotte ! j'ai dit NON ! col 
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nicyrle
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MessageSujet: Re: Julien Gracq   Lun 09 Déc 2013, 15:19

Ysandre a écrit:
n'essaie pas de m'appâter (d'lapin ), vil Coyotte ! j'ai dit NON ! col 
Mauvaise tête  tongue 
Moi, je t'ai dit "à l'occasion"  Smile Plus tard, quoi !  biz
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Ysandre
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MessageSujet: Re: Julien Gracq   Lun 09 Déc 2013, 20:35

mauvaise tête ? moi ! moi le lémurien gentil ! Shocked 
heu.. vi, un peu.. parfois  Embarassed tongue 
mais, il est noté dans ma liste "livres à lire", alors, oui. Plus tard  :fleur: 
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nicyrle
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MessageSujet: Re: Julien Gracq   Lun 09 Déc 2013, 22:02

On peut être un lémurien gentil (et tu l'es Cool ) et avoir une sale caboche  Razz  
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