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| | Les délires de Marie Chevalier | |
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marie chevalier pilier

Age : 66 Inscrit le : 11 Jan 2006 Messages : 5080 Localisation : picardie
| Sujet: Re: Les délires de Marie Chevalier Jeu 25 Jan - 12:36 | |
| Surtout au moment où l'on parle de notre planète en péril! grave tout ça ! je préfère en faire des histoires à ma façon ! merci de m'avoir lue  _________________ que sera demain? http://pagesperso-orange.fr/Marie-Chevalier/ |
|  | | marie chevalier pilier

Age : 66 Inscrit le : 11 Jan 2006 Messages : 5080 Localisation : picardie
| Sujet: Es si le monde devenait fou? Ven 2 Fév - 14:59 | |
| ET SI LE MONDE ETAIT FOU ?
Mélanie revenait d’un bal masqué organisé par son entreprise en l’honneur d’une fête traditionnelle de Mardi-gras. Tout avait été organisé avec beaucoup d’attention et rien ne manquait, la soirée avait été parfaite. Un buffet froid avait rassasié les plus gourmands et le champagne était présent dans toutes les coupes. D’ailleurs, Mélanie avait la douce impression d’avoir un peu abusé de cette boisson qui fait des bulles avait-elle fait remarquer à une de ses collègues. Et dehors, malgré la fraîcheur du soir, elle n’avait pas enfilé son manteau en fausse fourrure, et bras nus et cheveux au vent elle avançait en zigzaguant et riant. Cette soirée avait été vraiment du délire. Un vent de folie avait soufflé sur tous ces « culs serrés » comme elle appelait ses collègues et ils s’étaient laissé aller à dire et faire des choses que demain, elle leur souhaite, ils auraient oublié ! Mais cela l’avait fait beaucoup rire et amusée. Tous ces messieurs de la banque, si bien mis en général, costume trois-pièces et cravate assortie qui, ce soir, s’étaient « lâchés » et avaient vomi, craché par terre, dit des grossièretés, parlé de fesses, voire même pour certains, dansé nus sur les tables ! quel spectacle ! quelle revanche pour Mélanie ! ah elle pourrait en dire des choses maintenant et si l’un de tous ceux-là osaient mal lui parler comme cela arrivait souvent elle aurait de quoi leur faire fermer leur bouche. C’est vrai, ils exagéraient tous dans cette boîte !
« Mélanie ! portez cela à Monsieur Le Directeur, il vous attend Mélanie, tu es mignonne tape- moi cette lettre tout de suite Mélanie bouge toi, le client attend dans le salon va lui proposer un café
Et surtout cet abruti de Pierre-Jean , qui n’avait pas assez de talonnettes pour être à la hauteur de ce qu’il voulait devenir : Directeur rien que cela ! Il ne s’était pas privé ce soir !Mélanie en riait encore et toujours sautillant et zigzaguant, elle avançait de plus en plus vite. En effet il commençait à faire froid et elle enfila frileusement son manteau de fausse fourrure. Elle continuait à penser et se mit à parler toute seule :
« N’empêche quelle angoisse j’ai ressenti quand ce type déguisé en ours est venu me chercher pour danser ! Quelle horreur ! Je pense que c’était Richard à cause de sa corpulence mais pas fou, il n’a pas prononcé un mot !. Mais par contre je n’avais jamais remarqué qu’ il sentait si mauvais ! Une haleine à tuer les mouches ! beurckk ! Enfin je ne me plains pas, car à part lui personne n’est venu me chercher pour danser ! bien trop fiers, pensez-donc la dactylo, la fille de service, on se demande même pourquoi on l’avait invitée ! c’est cela qu’ils ont dû tous se dire ! Pourtant j’avais soigné mon déguisement : en fée Carabosse, plus vraie que vraie ! un grand chapeau troué, des loques noires trouvées dans le grenier et un balai en paille de riz, du réel ! et bien pas un n’est venu me dire que j’avais réussi mon costume tous des mufles ! Si cet ours ne m’avait pas invitée à danser, et bien j’aurais gardé mon rôle du bureau ; une potiche et transparente en plus ! »
Il est vrai qu’au bureau personne ne regarde vraiment Mélanie, elle est tellement discrète et effacée qu’elle donne l’impression de ne pas exister par contre ils l’exploitent tous car elle est rapide et efficace dans son travail. Ils ne lui disent que le minimum de phrases uniquement lorsqu’ils ont besoin d’elle.
Mélanie s’énervait au fur et à mesure qu’elle avançait et continuait à soliloquer :
« Je ne suis pas belle, même moche, parait-il ! pourtant quand je me regarde dans le miroir, je trouve que ça peut aller, mais les gens sont tellement bizarres ! Si vous n’êtes pas grande blonde mince, tout de suite ils vous inscrivent dans la catégorie des moches et pourtant, merde ! mon cœur bat comme le leur ! L’autre jour, Pierre-Jean m’a dit : Mélanie, vous ne vous arrangez vraiment pas, vous êtes de plus en plus négligée ! Je sais que ce n’est pas votre faute, mais rasez-vous faites-vous épiler, il n’y a pas de honte ! mais franchement ces poils sur votre visage et sur vos bras, déjà que vous n’êtes pas « canon » votre visage est déjà ingrat alors pensez un peu aux autres ! Bon c’est vrai que j’ai remarqué depuis quelques temps je change. Mais qu’est ce que je peux y faire ? Je me couvre de duvet sur le ventre, dans le dos, sur les cuisses enfin partout, on a presque envie de caresser tellement c’est doux, d’ailleurs ça fait comme un animal. »
Tout en pensant à tout cela, Mélanie approchait de chez elle et commençait à fouiller dans son sac pour trouver ses clés quand soudain une main s’appliqua sur sa bouche ! une main velue, énorme ! elle sentit immédiatement cette odeur qui l’avait écoeurée en dansant avec ce type déguisé en ours, mais que lui voulait-il ? Il desserra son étreinte et la laissa se tourner vers lui. Il la regardait, à priori sans méchanceté au contraire, elle trouvait même une certaine tendresse dans ses yeux. Il ne parlait pas, il murmurait et elle crut comprendre :
- Je ne veux pas te faire peur, je ne te veux pas de mal - Non je n’ai pas peur mais que me voulez-vous ? - Aujourd’hui tu n’as rien remarqué, ta transformation est terminée, tu es des nôtres Mélanie, nous allons pouvoir t’emmener - M’emmener où ? Je ne comprends pas un mot de ce que vous me dites ! - Allez ne proteste pas, nous t’emmenons chez nous, tu seras notre reine, notre réussite, la première femme transformée en animal en si peu de temps c’est tout simplement extraordinaire ! - Mais quel animal ! cria-t-elle. Un grognement seul sortit de sa gorge, et aussitôt elle fut entourée de personnages velus, hauts sur pattes, te tenant debout et faisant une ronde lourde et grotesque autour d’elle. Ils ouvraient et fermaient leur gueule car ce n’étaient pas des êtres humains, pensait-elle malgré son ivresse, elle en était sûre on aurait des ours ! oui des ours ! Elle s’évanouit mais fut immédiatement retenue par deux bras puissants qui l’emmenèrent dans une grotte creusée directement dans une espèce de grande carlingue métallique. Il y avait de la paille à l’intérieur, on la posa délicatement sur ce lit de fortune . Les jours passaient et le ventre de Mélanie s’arrondissait.
- Que vous arrive-t-il ? ricanait Pierre-Jean, vous êtes enceinte ? - Oui répondait-elle fièrement, dans une sorte de grognement - Mais qui est l’heureux père ? un homme qui aime les femmes poilues, s’étouffait-il de rire !
- Eh ! eh ! répondait inlassablement Mélanie. »
Quelques semaines plus tard naissait un magnifique bébé mi-humain mi-animal. Quand Mélanie vint le présenter à son entreprise, Pierre-Jean resta figé et se demanda comment une chose semblable pouvait arriver.
- Ah mon pauvre Pierre-Jean, sûrement les extraterrestres ou alors, toutes les cochonneries qu’ils envoient dans la lune ça ne donne jamais rien de bon regardez la, la pauvre Mélanie comme elle est laide ! avec tous ces poils partout ! -Oui mais regardez aussi comme elle semble heureuse avec son bébé dans ses bras !
- Son bébé ?
- Et oui les mystères de ce monde qui veut tout transformer !
-Mais il faut arrêter ça c’est insensé !
- Insensé, voilà le mot, Pierre-Jean ce monde est insensé !
fin _________________ que sera demain? http://pagesperso-orange.fr/Marie-Chevalier/ |
|  | | marie chevalier pilier

Age : 66 Inscrit le : 11 Jan 2006 Messages : 5080 Localisation : picardie
| Sujet: la mort d'un rêve Mar 27 Fév - 12:49 | |
| Aristarque m'a donné une idée avec son dessin sur le virtuel !
LA MORT D’UN REVE
Ce soir, devant son ordinateur, la lumière de la chambre éteinte, Michel attendait. Il s’était préparé une tasse de café comme les autres soirs et comme les autres soirs, son cœur battait à tout rompre. Cela faisait maintenant plusieurs mois, que toutes les nuits vers minuit, il venait ainsi se poster devant l’écran.
Michel se servait pour son travail d’un ordinateur très haute gamme et sur lequel il passait ses journées à suivre l’évolution des cours de la bourse dans un grand établissement financier. Avec plusieurs collègues ils s’amusaient le midi à détecter des sites nouveaux et bien sûr, inévitablement se retrouvaient dans des salons de rencontres. Lui cherchait de préférence dans son département 45 le Loiret. Un jour il reçut un message d’une Mélanie qui lui proposait une discussion privée. A la vue du prénom il devint tout pâle et bien sûr accepta. Il lui donna les coordonnées de son ordinateur personnel chez lui au cas où elle ne pourrait pas le joindre au bureau. Pendant plusieurs jours ils se rencontrèrent tous les midis pour dialoguer de tout et de rien . Ils appréciaient d’autant plus ces échanges que jamais ils n’avaient de dialogues dits « coquins » ou de tentative de séduction sexuelle. Non, en fait chacun se confiait à l’autre en toute amitié et Michel avait avoué rapidement que c’est le prénom Mélanie qui l’avait poussé à vouloir la connaître davantage. Et à partir de ce moment il eut envie de tout lui raconter, tout lui dire.
Tout d’abord comment il avait perdu Mélanie, sa compagne quand elle était partie de chez lui un matin ordinaire en laissant un mot : « tu ne me reverras plus jamais je vais me suicider ». Il avait cru à une plaisanterie de mauvais goût soit, mais une plaisanterie quand même. Pendant tout le jour, il avait essayé de la joindre sur son portable sans y parvenir. Le soir venu, fort inquiet, il avait fait le tour de leurs amis communs, de la famille proche, mais hélas personne n’avait vu Mélanie. Au bout de deux jours, il se décida à aller faire une déclaration à la police de son quartier. Le temps passait, les semaines puis les mois puis deux ans et Michel ne se remettait pas de l’absence de sa compagne. Il aurait tant voulu comprendre pourquoi. Pourquoi était-elle partie alors que tout allait bien entre eux deux ! pourquoi avait-elle décidé de se supprimer ? Quand ces pensées lui arrivaient, il ressentait comme des coups de masse dans le cœur, il serrait les dents pour ne pas pleurer, mais malgré tout, cela lui arrivait et là il gémissait comme un enfant écrasé par le chagrin. Toutes les démarches avaient été effectuées par la gendarmerie sans aucun résultat et cela faisait maintenant cinq années que Mélanie, sa douce Mélanie n’était plus. Un corps fut retrouvé carbonisé au fond d’un ravin et selon toute vraisemblance, il s’agissait d’elle mais le corps étant méconnaissable, Michel ne pouvait pas penser que cette masse informe et dévorée par le feu pouvait être son amie, sa femme. Les années s’écoulaient de plus en plus tristes pour Michel quand il rencontra Martha. Rieuse, gaie toujours prête à rire, elle l’emporta dans son tourbillon et lui procura un peu de joie qu’il n’espérait plus. Ils se marièrent et la vie reprenait doucement le dessus. Oh ! bien sûr il n’oubliait pas Mélanie mais son souvenir devenait un peu plus flou un peu plus absent de sa mémoire. C’est tout cela qu’il raconta à sa nouvelle amie: ses angoisses, son chagrin, son désir de penser qu’elle ne pouvait pas être morte. Enfin… il lui dit tout ce qu’il avait perdu en perdant sa compagne. Elle répondait brièvement à ses interventions et lui posait beaucoup de questions : quand cela était-il arrivé ? Pourquoi ? le savait-il ? avait-il des torts vis-à-vis d’elle etc. Il répondait à tout tellement heureux que quelqu’un puisse s’intéresser à sa torture, à la peine qu’il avait éprouvée et éprouvait encore rien qu’en se souvenant. Il était presque heureux de faire revivre par la parole la femme qu’il avait tant aimée. Jusqu’à ce qu’elle lui avoue, sans préambule un jour, qu’elle était sa Mélanie et qu’elle voulait le revoir. Quel choc !! il ne pouvait pas y croire ! il en aurait embrassé son écran, elle était vivante ! et elle lui annonçait ça comme cela en pleine gueule un midi sur un écran d’ordinateur de boulot !! mais ce n’était pas possible !! Il lui posa tant et tant de questions que l’après-midi il dût rentrer chez lui tellement il était mal ! Pas un mot bien sûr à sa femme, il voulait continuer à dialoguer avec Mélanie et être bien sûr que c’était elle d’une part, et surtout se calmer et s’analyser lui, tranquillement, pas sous le choc. /////// _________________ que sera demain? http://pagesperso-orange.fr/Marie-Chevalier/ |
|  | | marie chevalier pilier

Age : 66 Inscrit le : 11 Jan 2006 Messages : 5080 Localisation : picardie
| Sujet: la mort d'un rêve (suite) Mar 27 Fév - 12:50 | |
| Le lendemain bien sûr, il était devant l’écran comme d’habitude et trépignait d’impatience en regardant l’heure. En principe à midi et demi, son message apparaissait et si elle ne pouvait pas venir, elle le prévenait la veille. Sinon, elle avait toujours pris le temps de lui laisser un mail. La matinée lui sembla interminable ! il tremblait et n’arrivait absolument pas à se concentrer à son travail. Midi et demi, une heure, deux heures… personne. Pas d’affolement elle a dû avoir un empêchement de dernière minute. Elle va m’envoyer un mail dans la journée, se disait-il ou bien j’en ai un à la maison. Le soir arriva et elle n’avait pas donné de ses nouvelles. Pas grave on verra demain, se marmonnait-il, anxieux et énervé.
Le lendemain, rien.
Une semaine passa et pas un seul message pas un seul signe de Mélanie, ni au bureau ni chez lui. Michel ne dormait plus, avait du mal à avaler ne serait-ce qu’un petit sandwich. Martha était de plus en plus inquiète, mais que se passait-il ? pourquoi se rendait-il malade ? son boulot, peur de perdre sa place ? des ennuis de santé qu’il ne voulait pas lui avouer pour ne pas l’effrayer ?
« Non non tout va bien je vais bien, je suis crevé c’est tout pas grave ça passera trop de boulot… »
Et pour Michel commença cette attente morbide d’un message de Mélanie. Il attendait devant l’ordinateur de son bureau et rentré chez lui, il s’installait devant le sien. Dès que sa femme dormait il éteignait la lumière et commençait sa longue nuit. Deux mois passèrent, il avait beaucoup changé, il était pâle, tremblant, et il ne parlait presque plus, que pour l’essentiel. Ses amis lui conseillaient d’aller voir un médecin, mais il ne voulait rien entendre. Il se sentait un peu fatigué c’est tout ! leur répondait-il agacé.
Un midi alors qu’il somnolait dans son fauteuil de bureau devant son ordinateur, une petite sonnette le fit sursauter comme un fou ! un message apparaissait à l’écran ! Mélanie !
- Coucou ? tu vas bien ?
- Et toi ????? tapa-t-il comme un dément sur son clavier
- Je voulais te parler en direct même si ce ne sont que des messages mais au bureau ce n’est pas facile, je peux te joindre ce soir chez toi ? - Mais bien sûr tu le sais bien ! oh ! je suis tellement heureux Mélanie !! Mélanie je t’aime…
- Je viens te rencontrer ce soir d’accord, à minuit ce n’est pas trop tard ?
- Je t’attendrai bien sûr mais viens
- Oui oui !compte sur moi.. »
Le ciel lui tombait sur la tête ! il était heureux mais heureux !! il en aurait dansé ! En fait il s’écroula en pleurs, tellement épuisé nerveusement, il craqua. Le soir, bien avant minuit il s’installa devant son ordinateur tuant le temps en surfant sur des sites de boulot. La petite sonnette retentit à minuit pile et Mélanie était là de nouveau, elle dialoguait avec lui ! il ressentait une joie qui lui faisait mal dans la poitrine. Elle lui racontait qu’elle était partie en voyage mais qu’elle était pressée de le rencontrer, qu’elle l’aimait toujours…, Aucun des deux n’ évoqua le long silence qui avait failli le rendre fou. Ils se quittèrent en se disant à demain…
Et c’est ainsi que Michel prit l’habitude de venir tous les soirs s’installer devant son écran bien que Mélanie ne l’ai plus jamais contacté. … Sauf ce soir, trois mois après leur dernier dialogue chez lui. Les yeux rivés sur l’écran il vit apparaître le message :
- Coucou ? tu vas bien ?
- Oui bien et toi ? balbutia-t-il, malgrè lui en tapant ces mots.
- Toujours amoureux de Mélanie ? Laquelle ?
- Mais pourquoi me poses-tu cette question ? de toi bien sûr ! car tu es bien MA Mélanie n’est ce pas ? se retint-il d’hurler pris soudain d’un affreux doute .
- Pauvre taré ! tu es bien comme tous ces mecs qui recherchent des aventures sur le net ! je voulais voir jusqu’ où tu pouvais aller ! Incroyable même t’inventer une copine suicidée ! Ah ! vous avez de l‘imagination les gars !!
- Mélaaaaaanie !!!
- Salut !!!!!!!!! névrosé ! tu m’as assez fait suer avec tes pleurnicheries sur ta Mélanie je n’aurais d’ailleurs jamais dû te recontacter , excuse-moi mais vraiment tu es trop dingue, mon vieux !
- Mélanieeeeeeeee revienssssss !
« Mélanie n’est plus connectée actuellement »
Michel éteignit son ordinateur, Débrancha tous les fils soigneusement, plia ses papiers sur son bureau. Ferma ses tiroirs à clé. Il but son café doucement, à petites gorgées, les yeux fixes.
Puis il alla ouvrir la fenêtre, s’étira, longuement et se jeta du dixième étage … rejoindre …. SA Mélanie.
FIN _________________ que sera demain? http://pagesperso-orange.fr/Marie-Chevalier/ |
|  | | marie chevalier pilier

Age : 66 Inscrit le : 11 Jan 2006 Messages : 5080 Localisation : picardie
| Sujet: Re: Les délires de Marie Chevalier Ven 30 Mar - 18:08 | |
| FROID DE TOI
Il faisait froid dans cette gare Très froid et cette voix ! Cette voix , au haut-parleur, criarde Impersonnelle, lui résonnait aux oreilles Envie de fuir De prendre le premier train Qui arriverait en gare Pour parler, parler encore Avec n’importe qui De n’importe quoi … De n’importe où … Mais où est-ce n’importe où ? Ce ne sera jamais assez loin Pour oublier l’affront Pour oublier le chagrin Devant cet homme, Jeune encore il est vrai, Se reculottant dans cette chambre Sordide, à dix euros, Sans douche, Qu’un minable bidet… Mais surtout cette phrase cinglante : Combien je te dois Mamie ? L’insulte était venue spontanément ! Petit pédé ! Fut son cri, sa réponse … Mais l’adolescent le savait Puisque Mamie était … son amant Pleurant comme une femme bafouée L’homme vieillissant Troublé par son audace Se rhabilla Camouflant ainsi son corps usé Et se retournant vers le lit de l’ingrat Lança deux billets, claqua la porte et se dirigea vers la gare. Il grimpa comme il le voulait Dans le premier train en partance S’effondra sur la banquette Les yeux embués et la bouche tordue De douleur Adieu, mon amour …J’ai froid de toi …
Février 2007 _________________ que sera demain? http://pagesperso-orange.fr/Marie-Chevalier/ |
|  | | Utopie Mod.

Age : 100 Inscrit le : 12 Juin 2006 Messages : 10050
| Sujet: Re: Les délires de Marie Chevalier Jeu 5 Avr - 23:20 | |
| | marie chevalier a écrit: | | ET SI LE MONDE ETAIT FOU ? |
Le problème de la vie dans l'entreprise, vraiment l'ambiance malsaine est bien décrite, puis après une impression pas du tout agréable, j'ai du mal à accrocher à l'histoire des êtres poilus, je suis trop terre à terre mais j'ai ressenti un sentiment de malaise.
Je te dirai mon sentiment pour les suivantes au fur et à mesure des lectures ! |
|  | | rotko pilier

Inscrit le : 26 Déc 2005 Messages : 22053
| Sujet: Re: Les délires de Marie Chevalier Ven 6 Avr - 13:26 | |
|
C'est le thème qui me gène.
Le côté "sordide" des amours tarifées - ou insolentes et méprisantes, dans un décor minable, me met toujours mal à l'aise. Ce qui ne veut pas dire qu'on ne doive pas en parler ! Mais puisque le lecteur ou le spectateur a droit au choix, je l'exerce
J'ai arrêté de regarder snapper de stephen frears à la télévision hier soir, quels que soient le mérite du film et ses qualités, parce qu'il met en scène un univers qui me hérisse le poil, et me fait prendre la fuite. |
|  | | marie chevalier pilier

Age : 66 Inscrit le : 11 Jan 2006 Messages : 5080 Localisation : picardie
| Sujet: Re: Les délires de Marie Chevalier Ven 6 Avr - 13:45 | |
| | Utopie a écrit: | | marie chevalier a écrit: | | ET SI LE MONDE ETAIT FOU ? |
Le problème de la vie dans l'entreprise, vraiment l'ambiance malsaine est bien décrite, puis après une impression pas du tout agréable, j'ai du mal à accrocher à l'histoire des êtres poilus, je suis trop terre à terre mais j'ai ressenti un sentiment de malaise.
Je te dirai mon sentiment pour les suivantes au fur et à mesure des lectures ! |
Je mélange souvent le réel , le quotidien simple pour enchainer avec les fantasmes que nous possédons tous. Là en l'occurence, il s'agit de pure fiction bien sûr! J'ai souvent besoin de partir dans mes chemins et délires quand j'écris. Mais c'est aussi une histoire rien qu'une histoire! merci à toi Utopie de m'avoir lue. _________________ que sera demain? http://pagesperso-orange.fr/Marie-Chevalier/ |
|  | | marie chevalier pilier

Age : 66 Inscrit le : 11 Jan 2006 Messages : 5080 Localisation : picardie
| Sujet: Re: Les délires de Marie Chevalier Ven 6 Avr - 13:50 | |
| | rotko a écrit: |
C'est le thème qui me gène.
Le côté "sordide" des amours tarifées - ou insolentes et méprisantes, dans un décor minable, me met toujours mal à l'aise. Ce qui ne veut pas dire qu'on ne doive pas en parler ! Mais puisque le lecteur ou le spectateur a droit au choix, je l'exerce
J'ai arrêté de regarder snapper de stephen frears à la télévision hier soir, quels que soient le mérite du film et ses qualités, parce qu'il met en scène un univers qui me hérisse le poil, et me fait prendre la fuite. |
C'est effectivement ton choix Rotko mais la vie est aussi faite de "CA" et que veux- tu pour quelqu'un qui aime regarder la vie telle qu' elle est , je ne peux occulter ces souffrances, car souffrance i l ya . Mais merci à toi Rotko.
Je voudrais préciser que je ne me défends aucunement dans mes réponses à vos posts j'essaie de vous faire comprendre pourquoi j'écris ainsi et pas autrement c'est tout: chacun ensuite étant libre heureusement, de sa pensée en plus je trouve que c'est très motivant d'avoir l'avis des lecteurs sinon cela servirait à quoi que l'on écrivassions écrive? _________________ que sera demain? http://pagesperso-orange.fr/Marie-Chevalier/ |
|  | | Utopie Mod.

Age : 100 Inscrit le : 12 Juin 2006 Messages : 10050
| Sujet: Re: Les délires de Marie Chevalier Ven 6 Avr - 16:09 | |
| | marie chevalier a écrit: | Je voudrais préciser que je ne me défends aucunement dans mes réponses à vos posts j'essaie de vous faire comprendre pourquoi j'écris ainsi et pas autrement c'est tout: chacun ensuite étant libre heureusement, de sa pensée |
C'est bien comme ça que je t'entends, Marie. Tu ne te justifies pas et d'ailleurs tu n'aurais pas à le faire mais tu expliques ton intention, tes sentiments, ta façon de regarder et de transcrire par des mots et c'est très intéressant, justement de faire le lien entre celui-qui donne (à lire, à voir etc.) et celui qui reçoit ! Avec toi, je me sens à l'aise pour donner mes impressions sincèrement car tu as du recul et une ouverture à l'autre.
J'imagine que tu dois être ravie quand un texte plaît beaucoup, que l'autre s'y retrouve de quelque manière que ce soit, cela me faisait ça pour un spectacle de théâtre, pour une peinture mais c'est également passionnant de voir comment chacun reçoit avec ce dont il est fait. J'aimais bien les applaudissements et cela fait chaud au coeur mais j'ai beaucoup appris des différences de ressentis.
Pour certains de mes travaux, j'ai eu des réactions assez nombreuses qui allaient dans un même sens et c'était passionnant car ce sont des dessins spontanés mais sur lesquels je n'avais pas du tout le même regard. Comme ce sont des dessins inconscients on pourrait dire, ils sont certainement très parlants sur ce que je suis et justement le résultat et l'écho de certains étaient étranges pour moi mais cela m'a ouvert des portes et des pistes. |
|  | | marie chevalier pilier

Age : 66 Inscrit le : 11 Jan 2006 Messages : 5080 Localisation : picardie
| Sujet: Re: Les délires de Marie Chevalier Ven 6 Avr - 18:00 | |
| Merci à toi Utopie. et à toi aussi Rotko.
Effectivement je suis ravie quand mes textes plaisent. Cela dit j'aime beaucoup , quand je ne sens pas d'agressivité gratuite ( hélas ça arrive sur certains forums!) avoir le ressenti des autres, car j'écris d'abord pour me "faire du bien" mais bien sûr aussi en espérant que ces textes seront appréciés. La critique, dans le sens pur du terme, justement est profitable car quand on écrit ou quand on peint , je pense que cela doit être le même ressenti, on se donne, on y met nos sentiments même parfois sans se rendre compte que l'on se dévoile, que l'on se met à nu. Parfois des lecteurs me disent qu'ils me reconnaissent rien qu'en lisant mes textes. On a fait des jeux où l'on ne mettait pas nos noms et on faisait une nouvelle sur un thème donné et bien, ça aussi ça flatte l'égo !! Bref j'adore écrire, c'est un passe-temps, un besoin mais aussi une source de plaisir et en plus si je suis lue et appréciée ! je suis très heureuse.
ps: sans flatterie aucune, perso j'apprécie énormément tes peintures. mais elles sont aussi ton reflet, du moins ce que je pense que tu es !!  _________________ que sera demain? http://pagesperso-orange.fr/Marie-Chevalier/ |
|  | | marie chevalier pilier

Age : 66 Inscrit le : 11 Jan 2006 Messages : 5080 Localisation : picardie
| Sujet: Re: Les délires de Marie Chevalier Dim 24 Juin - 18:21 | |
| il y avait longtemps que je ne vous avais pas mis une petite chose
L E S B O U R D O N S
Alice était une petite fille de neuf ans, délurée, gaie comme un pinson, toujours en train de rire, de sauter et de chanter. Mais surtout, elle avait une passion : parler aux fleurs et aux animaux. Elle pouvait rester des heures devant un massif et ensuite se faisait une joie de raconter combien de pétales elle avait comptées et combien d’insectes étaient venus butiner ou manger les feuilles.
Laura, sa mère, une petite bonne femme brune et toute menue était toujours fatiguée et triste. Ses yeux étaient souvent rouges et elle disait souffrir d’allergie. Personne n’y croyait car, comme par hasard ces allergies lui étaient venues quand son mari était parti, il y avait deux ans pour une autre femme. En réalité, son entourage pensait plutôt qu’elle pleurait en cachette en se demandant ce qu’elle avait bien pu faire pour qu’il la quitte, un soir, sans explications, la laissant seule avec Alice qui n’avait que sept ans.
Les années passaient et tout doucement, elles organisaient leur petite vie à deux. Pas un heurt, pas un mot plus haut que l’autre, chacune traînait sa solitude à sa manière. Laura dormait souvent et Alice jouait avec la nature.
Ce jour-là, il faisait très beau et elles s’étaient installées dans leur petit jardinet devant la maison. L’une somnolait dans une chaise-longue et l’autre regardait les pots de fleurs alignés sur la terrasse.
- Alice, ne t’approche pas des fleurs comme cela, s’il te plaît, tu vas te faire piquer par les bourdons ! - Mais non, les bourdons ne piquent pas Maman ! Répondit la fillette d’un air excédé. - Ah bon ? Et bien ne viens pas te plaindre si cela t’arrive !
Alice haussa les épaules et continua de se pencher vers les bégonias qui avaient explosé leurs fleurs orangées en deux jours. Elles étaient tellement grandes qu’elles tombaient autour du pot devenu trop petit pour les accueillir. Laura qui somnolait toujours, ouvrait parfois un œil pour surveiller sa fille. Comme elle avait changé depuis le départ de son père ! Déjà deux ans ! Comme elle a grandi, mais comme elle devient arrogante et agressive parfois ! Je ne peux plus rien lui dire, je sens bien que je l’agace, je l’énerve.
- Maman, tu dors ? - Non, mon bébé, qu’y a t-il ? - Rien ! Et arrête de m’appeler ton bébé ! Ca m’agace, j’ai neuf ans au cas ou tu l’aurais oublié, je ne suis plus une gamine !
....... suite plus bas _________________ que sera demain? http://pagesperso-orange.fr/Marie-Chevalier/ |
|  | | marie chevalier pilier

Age : 66 Inscrit le : 11 Jan 2006 Messages : 5080 Localisation : picardie
| Sujet: Re: Les délires de Marie Chevalier Dim 24 Juin - 18:23 | |
| LES BOURDONS (suite)
- Ca y est ! Ca recommence ! Les menaces, toujours des menaces, mais tu ne sais faire que cela ! Bon et puis, tiens ! Je rentre à l’intérieur, tu es trop nulle ! - Ne m’oblige pas à me lever Alice ! Tu le sais ! Je peux être aussi méchante que toi ! Et si tu continues, tu vas prendre une gifle dont tu te souviendras !
La gamine sautillait autour de la chaise-longue de sa mère et scandait : « …je m’en souviendrais ! Je m’en souviendrais !… » N’y tenant plus, Laura se leva d’un bond, attrapa Alice et la gifla violemment.
- Je t’avais prévenue ! Hurla-t-elle - Si tu savais comme je m’en fiche ! Tu ne m’as pas fait mal alors ! - Je peux t’en donner une autre si cela ne te fait aucun effet ! - Chiche !!!
Alice n’eut pas le temps de faire un mouvement, le cendrier posé sur le coin de la table de jardin lui parvint en pleine figure. Elle tomba à la renverse et se tordit de douleur en se protégeant le visage de ses deux mains.
- Arrête ton cinéma, Alice et relève-toi immédiatement ! Ne joue pas les gamines s’il te plait ! ……….. - Tu entends ce que je te dis ? ……….. - Bon ! Je vais te faire lever, moi ! Hurla encore Laura. Elle se dirigea vers le tuyau d’arrosage, ouvrit le robinet et le dirigea vers Alice. Tout d’abord sur ses jambes, puis sur son ventre puis sur son visage. Les deux mains de la petite fille tombèrent mollement sur les côtés. Rien ne bougeait dans la silhouette étendue par terre et l’eau continuait à ruisseler et rosissait avec le sang qui lui coulait de son arcade sourcilière.
Laura s’approcha, pas encore inquiète mais furieuse de voir qu’une fois de plus, Alice n’obéissait pas.
- Lève-toi Alice ! ……….. N’obtenant pas de réponse, elle alla fermer l’eau et revint se pencher sur sa fille prête à la bousculer pour la faire se lever. Les yeux verts d’Alice la fixaient étrangement.
- Arrête de me regarder comme cela, c’est mal élevé ! Baisse les yeux ou sinon … ! ……….. La main levée, elle allait exécuter ses menaces quand un bourdon vint lui piquer l’avant-bras. Elle se donna une grande tape et jura. Puis il en vint un second puis un troisième puis une dizaine qui voletaient autour d’elle.
Elle se releva, se tapota machinalement les genoux et regarda vers la maison : un essaim d’abeilles sortait de la cheminée et se dirigeait droit sur elle dans un bourdonnement assourdissant. Elle n’eut que le temps de s’étaler par terre, ramper vers la piscine et se jeter à l’eau. L’essaim passa au-dessus de sa tête après s’être arrêté une seconde qui lui parut un siècle. Elle sortit de l’eau, tremblante de peur et courut vers Alice pour enfin la relever. Arrivée près d’elle, elle se demanda si elle rêvait : sa fille était allongée et semblait dormir. Tout autour d’elle, épousant la forme de son corps, sur trois rangées, des bourdons étaient installés semblant monter la garde. Enfin c’est l’impression qu’elle eut car à chaque fois qu’elle essayait de se pencher et de toucher Alice, une dizaine d’entre eux venaient immédiatement voltiger autour de ses mains. Mais qu’est ce que cela veut dire ? Mais qu’est ce que ce cinéma ? Comment cela peut-il se produire ? Elle commençait à sérieusement angoisser, d’autant qu’Alice ne donnait aucun signe de vie.
Laura s’assit par terre près d’elle et se mit à pleurer. Aussitôt tous les bourdons quittèrent Alice et vinrent se poser sur elle. Elle en avait partout, sur les bras, les avant-bras, les cuisses, le visage. Elle n’osait plus faire un mouvement et tremblait de peur, transpirait et ne pouvait pas s’essuyer.
- Laissez-la maintenant, vous avez été très gentils, mais je crois qu’elle a compris. Vous pouvez me laisser et merci encore pour votre aide.
Laura, hébétée, entendait Alice parler aux bourdons ! C’était un cauchemar ! Elle allait se réveiller !
Elle les vit s’envoler les uns après les autres et leur bruissement d’ailes était tellement léger que l’on aurait pu penser qu’ils disaient au revoir à Alice.
- Maman ! Maman ! Réveille-toi ! Tu as une guêpe sur ton bras, attention, ne bouge pas, ouvre les yeux et fais comme si de rien n’était…
Laura n’arrivait pas à sortir de sa torpeur. Elle entendait Alice mais ne la voyait pas, ne voulait pas la regarder, s’attendant à la voir couverte de sang à cause de sa blessure.
- Maman, tu peux ouvrir les yeux, ils sont partis… - Qui est parti ? - Mais les bourdons ! Ils étaient dans les bégonias. Tu leur as fait peur car en dormant ta main est tombée dans le pot de fleurs. Ils étaient tous autour de ton bras et tu as eu de la chance, ils ne t’ont pas piquée. - Mais toi ? Tu as été blessée ? - Mais non ! Moi je les connais tous ce sont mes amis, ils ne m’ont rien fait même quand tu les as dérangés, ils m’écoutent tu sais, et ils m’obéissent, eux ! - Bien sûr, bien sûr ! C‘est moi qui dois être fatiguée sûrement ! Tout cela est tout à fait normal, je crois que je vais redormir un peu puisque tout va bien. - Oui maman, rendors--toi, tout va bien…
- Et vous tous laissez-la tranquille d’accord ? - Oui oui ! Répondirent en chœur les bourdons. - Sinon…. - Sinon ? - Sinon, je leur dis que vous avez piqué la patte de notre petite chatte et qu’elle a très mal et qu’est-ce qu’elle fera Maman à votre avis ?
- Ah non ! Pitié pas les gaz qui tuent, pas les gaz qui tuent !!! On s’en va on part, on ne lui fera pas de mal ! Juré !
- Au revoir les amis à bientôt ! Et encore merci pour tout ! Cria Alice en souriant.
Elle revint vers sa mère et lui murmura à l’oreille :
- Tu vois, moi, on m’obéit !!!! _________________ que sera demain? http://pagesperso-orange.fr/Marie-Chevalier/ |
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Age : 100 Inscrit le : 12 Juin 2006 Messages : 10050
| Sujet: Re: Les délires de Marie Chevalier Dim 24 Juin - 18:45 | |
| Je me suis fait avoir avec la petite fille 
La chose qui m'a tiquée (pas piquée) tout de suite, c'est que l'on m'avait appris que les bourdons ne piquaient pas Comme je suis allergique aux piqures d'insectes, en voilà un dont je ne me suis jamais méfiée !
(zut je vais peut-être casser l'ambiance oh et puis ce n'est pas grave, l'imaginaire peut bien prendre le dessus sur la raison).
Pardon pour cette intrusion  |
|  | | marie chevalier pilier

Age : 66 Inscrit le : 11 Jan 2006 Messages : 5080 Localisation : picardie
| Sujet: Re: Les délires de Marie Chevalier Dim 24 Juin - 18:52 | |
| Ma chère Utopie tout d'abord merci de m'avoir lue et je vais t'en apprendre une bien bonne: Si les bourdons piquent j'agrèmente mon argument comme suit: nous avions u n nid de bourdons enterré sous terre, nous avons fait venir les pompiers et ce sont eux qui nous ont dit que l'un d'entre eux avait été piqué et avait fait une sorte d'allergie. Ils nous ont précisé aussi qu'il était très dangereux voire mortel de se faire piquer 3 fois de suite par u n bourdon ! dont acte tu penses !! moi tout ce qui fait bzzzzzzzzz je fuis D'ailleurs quand ils viennent enlever ces nids, ils sont comme des cosmonautes bardés de partout !  _________________ que sera demain? http://pagesperso-orange.fr/Marie-Chevalier/ |
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